À la mi-mai de l’année dernière, le temps sans être des plus radieux incitait à la promenade. Après une séance sur l’internet, ma femme avait accumulé une documentation suffisante pour monter un itinéraire serré que nous allions suivre le lendemain, sans elle qui malheureusement devait rester travailler. J’avais déjà croisé la rivière Bayonne sans y prêter trop attention il y avait fort longtemps et je mettais promis d’en voir plus. Ce serait l’occasion rêvée de la découvrir avec ma sœur qui était venue nous visiter de Bayonne pour le mariage de mon dernier fils.

 

Une demoiselle de Bayonne, une rivière Bayonne

et un chien nommé Bayonne

 

Et ce que nous avons vu de la source à son embouchure, ce que nous avons pu découvrir, les gens que nous avons rencontrés, les histoires recueillies de droite et de gauche m’ont incité à raconter un peu la Bayonne surtout à des gens d’ailleurs, de Bayonne par exemple, à la faire découvrir et à dévoiler des coins de son passé qui nous y ramène,

 

Je ne suis ni historien, ni géographe, ni généalogiste (je suis quand même un peu ingénieur) et pourtant il m’a fallu exercer un peu tous ces métiers pour rassembler et présenter l’information que j’ai jugée intéressante et que j'ai organisée auoiur de quelques thèmes: la rivière et son bassin, l'origine de son nom et de celui d'autres lieux, les "colons basques" et quelques détails sur les moulins et les ponts couverts.

 

Au-delà de son apparence, il y a toute une histoire qui la relie à l’humain, celle de l’origine de son nom même. À cette occasion, j’ai pu reconstituer une image composite de quelques personnages « historiques » en fusionnant diverses informations récoltées sur internet dans divers types de sites allant des stricts records généalogiques aux notices biographiques. Comme toute synthèse de sources diverses, elle contient certaines contradictions que je n’ai pu résoudre; comme toute compilation, elle n’est faite que d’informations de seconde main que je n’ai pu vérifier. Mais cette reconstruction des origines a une touche de véracité réconfortante.

 

J’espère ainsi livrer certains des trésors cachés d’une rivière si proche de nous.  

 

Je tiens à remercier ici certains membres de l'association des "Amants de la Bayonne", en particulier Louis Trudeau et Gabriel Rioux pour l'accueil qu'ils m'ont fait, la documentation fournie et leur permission d'utiliser certains de leurs documents et illustrations.

J. Paris  février 2005